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[Ciné] Star Wars VIII : Les Derniers Jedi

En cette belle mais froide journée du samedi 24 février, j’ai enfin pu voir le dernier opus d’une saga qui m’anime depuis toute petite : Star Wars : Les derniers Jedi. Pas trop tôt n’est-ce pas !

Je vais être honnête, je ne me suis pas retrouvée en tête à tête avec ce nouveau Star Wars la tête vide de tous spoilers. Depuis sa sortie début décembre dernier, j’ai été plus que bombardée d’avis ponctués d’extraits plus ou moins détaillés et de spoilers… C’est aussi un peu pourquoi j’ai tant retardé le moment d’aller voir cet épisode, sans compter qu’il avait la barre assez haute au niveau espérance, après un Réveil de la Force et un Rogue One décevants pour ma part.
Heureusement pour moi, j’ai réussi à mettre de côté tous les avis reçus pour en profiter.

Cependant… Je suis ressortie des Derniers Jedi, abasourdie et déçue.
L’impression horrible, malsaine, que Disney a voulu se débarrasser de mes héros préférés pour placer de nouveaux pions, mais sans pour autant prendre de risques et mettre en valeur ses nouveaux protagonistes.
Pire, qu’il ai voulu se soustraire d’un univers entier peut-être jugé trop étendu et surtout trop adulte.
Je m’explique.

Un manque de profondeur

La Générale Leïa Organa démontre le manque de profondeur dans ce film.
Son rôle, ses actes sont finalement plus symboliques. C’est fort dommage car avoir mis en lumière le fait qu’elle ressent elle aussi la Force, et désormais l’utilise, et ne pas l’exploiter d’avantage est décevant. J’éviterai de parler de sa scène « Mary Poppins » qui m’a fait écarquiller les yeux comme énormément d’entre nous. Même si le destin hors caméra aurait tout de même « prit » notre Leïa, sa fin n’était pas inévitable et je suis vraiment déçue de la tournure des choses…
Un autre parfait exemple ? Snoke. Il est reparti comme il est venu : sans explication et trop facilement.

L’exemple qui illustre parfaitement le problème de changement de scénariste entre deux films avec des visions différentes : Rey.
Celle-ci est devenue inutile et on ne sait toujours rien sur elle. Tant de questions, d’incohérences… Et plus qu’un seul film pour répondre à tout ça… Po ou Finn suivent le même schéma.

Concernant mon impression d’une tactique de Disney pour détruire ou plutôt remodeler progressivement un univers : comment expliquer que, tout à coup, tout le monde peut apprivoiser la Force ? Sans même un seul chevalier ou maître Jedi ?

Je m’attarde sur les « à côté » comme le fan service. Celui avec Yoda, n’a pas prit. Du tout. L’humour -digne de la cour de primaire- qui commence fort dès le début du film, non plus. Les nouvelles créatures ne m’ont pas enchantées, les porgs ne m’ont même pas tiré un sourire tellement je les trouve horripilants. Les moments « eau de rose » avec Rose (justement) fatiguant, la dernière d’ailleurs est improbable et rajoute une scène au quota « inutile ».

Le film est beau mais reste dans la continuité

Mais tout n’est pas non plus mauvais. Contrairement à beaucoup, le comportement de Luke Swywalker m’a plu. Son comportement est à contre courant de celui de son maître (Kenobi) dans la même situation, c’était intéressant même si je comprends que de prime abord on pense à une blague, particulièrement après la scène de fin de l’épisode précédent. Et son dernier combat m’a beaucoup plu tant je n’avais pas saisi la subtilité.

La relation Rey /Kylo est pas mal mais là aussi, je trouve que c’est exploité maladroitement, ou trop rapidement.

J’ai aimé comment le scénario explique le « mauvais côté » d’une personne en le personnifiant avec un trou noir et profond puis une chute dans l’introspection. Ca aurait été mieux si cette scène était dans l’épisode 7 par contre, car ce moment est presque inutile dans Les Derniers Jedi.

La photographie m’a plu, le design aussi, ils sont à la hauteur de l’univers Star Wars mais n’ajoutent pas de plus-value à celui-ci, je veux dire, il n’y a pas de prise de risque.

Bref, ce Derniers Jedi m’a déçue alors que j’en espérais beaucoup. Les bons côtés ne rattrapent pas tous les points négatifs ou moyens.
Par ailleurs, j’espère me tromper en imaginant un avenir plus enfantin pour cette saga qui mérite mieux.

About the author

Reylia c'est une fille qui mène une double vie. On la croise dans la rue, on dirait pas qu'elle a une pièce des plaisirs virtuels chez elle. On dirait pas non plus qu'elle joue aux jeux vidéo, qu'elle admire des cosplayers ou qu'elle lit des comics... Le week-end, il parait qu'elle met des t-shirts geek et se prend pour Lara Croft. Mais chut, j'vous ai rien dit !

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